Ao vivo da praia vermelha…

Instituto de Ecônomia

Un premier billet depuis mon retour ici. Le fait important récemment : mon inscription à la fac., l’Université Fédérale Rio de Janeiro, situé dans le quartier d’URCA. Une première réunion de présentation, ratée à cause de huit heures d’attente à l’aéroport pour enregistrer un visa. J’arrive donc trois heures en retard, la bouche en cœur comme on dit. A ma surprise, on m’accueille avec un grand sourire, on m’appelle « François » et puis on passe à une présentation en tête à tête avec la coordinatrice du master. Présentation du fonctionnement, de la paperasse administrative etc. Une particularité du master : un fonctionnement bimestriel, quatre par année académique donc. J’aurais trois cours par bimestre, douze par an, que je peux quasi choisir à la carte parmi un panel assez large. Mes choix se sont portés vers État et Politiques sociales ; Institutions, Organisations et Stratégies et enfin Organisation du marché international de technologie.

Les relations Professeur-Étudiant sont très différentes de ce que j’ai pu connaître auparavant dans les trois universités françaises ou à l’université anglaise. Pas de rapport intimidant d’autorité qui vous font sentir l’être inférieur que vous êtes, Ô pauvre étudiant, encore à l’état larvaire d’un futur confrère professeur-intellectuel. Pas de rapport inverse non plus, de service marchand, d’un étudiant qui se considérerait comme un client-roi face à un guichet professoral à sa disposition. Non. Ici, les professeurs m’appellent par mon prénom, et je fait de même. On m’a fait sentir que je pouvais me tromper, ce qui a été le cas plusieurs fois, sans reproche. Les secrétaires me serrent la main comme si ils allaient m’inviter à prendre une bière après leur service, et je serais volontiers tenté de le faire. Je n’ai malheureusement pas pu rencontrer mes futurs camarades économistes, affaire à suivre donc.

Grimpette

Côté loisir, première séance d’escalade, en duo avec Caro, au morro da babilônia. Une première session d’introduction durant laquelle on grimpe seulement de quelques 20-30 mètres, mais c’est déjà ça. C’est surtout la sécurité qui prime puisque quand l’un grimpe, l’autre l’assure… Je pense m’inscrire dans un club et grimper régulièrement car c’est vraiment bon !

(photo pour l’instant non contractuelle)
Les restes du monde

Bien sûr, je suis de prêt l’actualité en France et dans les restes du monde. Ici, on ne parle déjà plus de la Tunisie puisque l’Égypte à suivie et leur a volé l’affiche médiatique. Autant vous dire que les vacances de MAM chez ses amis « démocrates » tunisiens ou des autres politiques français dans ces pays du Maghreb passent inaperçus. N’empêche. Par contre, ne pas entendre parler de Sarkozy à chaque J.T, ça fait du bien.

Je suis de prêt aussi ce qui se passe à gauche. Le Front de Gauche semble progresser et continue de travailler, ça donne de l’espoir aux déçus des sociaux-libéraux, appelés à tort sociaux-démocrates… Je remarque comment le FDG et J.L. Mélenchon commencent à être traité différemment par les médias, à être pris au sérieux. Bien sûr, il y aura toujours des malins qui se gaveront de raccourcis faciles, du genre Plantu , mais ceux-là se décredibilisent d’eux-même. Car le projet que les « partageux » proposent est vraiment frais, révolutionnaire et démocratique. Pendant ce temps là, le directeur du F.M.I,  avec ses 29% de votants potentiels à un éventuel premier tour présidentiel, continue ses basses œuvres au sein des ruines grecques… A côté de ça, la constituante, le salaire maximum, la planification écologique, la révolution citoyenne… Ça fait rêver !

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